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Cette année fut réellement exceptionnelle ! La dernière fois que nous avons été en France pour Nœl remonte maintenant à 2004 ! Aussi quelle était notre joie de pouvoir y aller enfin ensemble, tous les quatre !
Nous avions reçu de la sécurité sociale l’autorisation de pouvoir reporter sur les jours restants les heures de soins auxquelles nous n'avions pas encore eu recours. Et le 25 décembre, une fois que l’infirmière eut fini de tout préparé, nous prîmes joyeusement la route vers 10 heures du matin avec une voiture bondée à raz bords !
Boudi, cet exploit ! Je n’en reviens toujours pas ! Rien qu’avec la poussette et la chaise thérapeutique casées, plus mal que bien, dans le coffre, la voiture était déjà pleine ! Et je passe sur les deux énormes sacs réservés exclusivement aux médicaments, perfusions, et divers soins de Noémie …
L’excitation générale était à son comble, et à la hauteur de notre bonheur à tous !
Tant que nous roulions, aucun problème, Noémie était parfaitement tranquille, d’autant plus que Yannick, infatigable, passait son temps à chanter et à jouer avec elle !
Mais quelle idée avons-nous eu de vouloir faire une pause pipi ! si vous aviez entendu ce raffut ….
Bon, passons, nous arrivâmes à bon port, aux alentours de 14H30, et c'était l'essentiel.
Petit bémol, Noémie nous fit alors une forte poussée de fièvre : plus de 39° ! Vous imaginez son humeur…
Heureusement, après la prise de médicaments pour faire tomber la fièvre – et qui la fit beaucoup transpirer - elle parut se sentir beaucoup mieux ! Et qu’importe ce que c’était, l’important étant que tout semblait vouloir enfin rentrer dans l’ordre !
Fausse joie : le lendemain, le cauchemar recommençait, la fièvre remontait et cette fois, impossible de la faire tomber… C’était l’enfer, Noémie hurlant sans arrêt, rien qui pouvait la calmer, aucune amélioration en vue, j'étais à bout, et ne savais plus quoi faire...
Lundi 29, jour du départ, Noémie se réveille en hurlant, avec le front tout brûlant et une fièvre carabinée : 40,2° !
Après lui avoir appliqué une série de compresses froides, fait dans l’intervalle chauffer le moteur de la voiture, nous voilà de nouveau sur la route pour rentrer au plus vite à la maison, et surtout passer chez le pédiatre !
Otite, antibiotiques et…patience !
Le médecin nous donne jusqu'au 1er janvier, c'est-à-dire jeudi, pour faire tomber complètement la température, sinon, nous avions ordre de la conduire illico à l’hôpital…
Tout sembla alors vouloir rentrer dans l’ordre, même si ce n'était pas la grande forme et que Noémie avait toujours l'air groggy, la pauvre !
Accalmie de courte durée : le 3, rechute ! Nous étions samedi. Noémie reposait, certes, mais gémissait sans arrêt dans son sommeil et sa respiration déjà irrégulière était entrecoupée de pauses. Bizarre, ça ne me plaisait pas du tout.
Elle avait la peau toute marbrée, et le pourtour des lèvres, bleu… Par précaution, j’ai pris sa température…39,9° !!! Génial !
Bernd, parti en ville régler quelques affaires, rentra directement à la maison après mon coup de fil, ou plus exactement mon appel au secours. En voyant Noémie, il ne perdit pas une seconde : en deux et trois mouvements, nous étions déjà en route vers l'hôpital !
Nous avions les nerfs à vif, Noémie ne faisait que crier, et cette attente qui n’en finissait pas…une éternité… 4 heures plus tard, retour à la maison. Et commence alors pour nous tout une période d’essais pour tenter de la soigner tant bien que mal… !
Aujourd’hui (lundi 5 janvier), l’état de Noémie n’est toujours pas reluisant. Et ce matin, l’infirmière commence vraiment à se faire du souci. Jamais, elle n’a vu Noémie dans un état pareil et ça ne lui plaît pas du tout ! Après nous être entretenus avec le pédiatre, nous décidons d’emmener la petite l’après midi se faire à nouveau examiner…
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